La rénovation énergétique change de cadre à intervalles réguliers, et l’année 2026 ne fait pas exception pour MaPrimeRénov’ et le dispositif des certificats d’économies d’énergie. Depuis le 1er septembre 2026, plusieurs évolutions concernent MaPrimeRénov’ ainsi que le dispositif des certificats d’économies d’énergie. À compter du 1er octobre 2026, une obligation supplémentaire s’applique également aux professionnels qui proposent des travaux de rénovation énergétique.
Pour y voir clair, nous faisons le point sur MaPrimeRénov’ 2026, sur les travaux encore financés, sur les barèmes de référence et sur les règles de cumul. Un repère utile si vous préparez une rénovation, une extension ou une construction neuve en Loire et en Haute-Loire.
MaPrimeRénov’ 2026, ce qui change au 1er septembre
MaPrimeRénov’ reste l’aide financière de l’État distribuée par l’ANAH pour financer des travaux de rénovation énergétique dans les logements existants. Elle s’adresse aux propriétaires occupants, aux propriétaires bailleurs et aux copropriétés, avec des montants modulés selon les revenus et selon la nature des travaux. Deux parcours coexistent toujours, le parcours par geste, centré sur un ou deux travaux ciblés, et le parcours de rénovation d’ampleur, qui vise une amélioration globale de la performance énergétique du logement.
Les changements MaPrimeRénov’ de septembre 2026 s’inscrivent dans une logique déjà engagée les années précédentes, à savoir un recentrage progressif des financements sur les rénovations réellement performantes et sur les équipements de chauffage décarbonés. Le dispositif des certificats d’économies d’énergie évolue en parallèle, ce qui a un effet direct sur le montant total des aides mobilisables pour un même chantier. Enfin, une obligation d’information entre en vigueur pour les professionnels du secteur au 1er octobre 2026.
Avant de vous engager, trois points méritent d’être vérifiés au cas par cas :
- le parcours qui correspond à votre projet, par geste ou rénovation d’ampleur, car les taux de prise en charge et les plafonds de dépenses éligibles ne sont pas les mêmes
- votre catégorie de ressources, très modestes, modestes, intermédiaires ou aisés, qui détermine le taux de prise en charge et donc le reste à charge
- la date de dépôt du dossier, qui doit toujours précéder le démarrage des travaux, sous peine de perdre le bénéfice de l’aide
Temps de lecture : ~8 min
- Quels travaux restent éligibles à MaPrimeRénov’ après septembre 2026
- MaPrimeRénov’ pompe à chaleur 2026, des aides maintenues
- Rénovation d’ampleur 2026, conditions et plafonds
- Cumul MaPrimeRénov’ et CEE en 2026
- Quels ménages sont prioritaires à partir de septembre 2026
- Une nouvelle obligation pour les professionnels au 1er octobre 2026
- Rénover ou construire en Loire et en Haute-Loire, notre lecture de constructeur
- Aller plus loin avec MaPrimeRénov’ 2026
- Questions fréquentes
Quels travaux restent éligibles à MaPrimeRénov’ après septembre 2026
Travaux de chauffage et d’eau chaude encore soutenus
Le parcours par geste continue de financer prioritairement les équipements de chauffage et d’eau chaude sanitaire décarbonés, comme la pompe à chaleur air-eau, la pompe à chaleur géothermique, le chauffe-eau thermodynamique ou les appareils de chauffage au bois performants. Depuis la réforme de 2024, l’isolation seule n’est plus soutenue de la même manière dans ce parcours, les gestes d’isolation étant davantage orientés vers le parcours accompagné et vers les primes issues des certificats d’économies d’énergie, comme l’a souligné l’analyse des barèmes publiée par Effy.
Les conditions de base restent inchangées et conditionnent l’éligibilité MaPrimeRénov’ 2026. Le logement doit être une résidence principale, occupée au moins huit mois par an, et construit depuis plus de quinze ans pour la plupart des travaux. Les travaux doivent être réalisés par un artisan RGE, Reconnu Garant de l’Environnement, et le demandeur doit être propriétaire occupant, propriétaire bailleur ou syndicat de copropriétaires. La ventilation mécanique contrôlée, l’isolation thermique par l’extérieur ou le remplacement des menuiseries restent des postes clés, mais leur financement dépend du parcours choisi.
MaPrimeRénov’ pompe à chaleur 2026, des aides maintenues
Équipements concernés et montants d’aide
La pompe à chaleur demeure l’équipement le plus soutenu par le dispositif. Les pompes à chaleur air-eau et géothermiques sont éligibles, alors que les modèles air-air restent exclus des aides principales dédiées au chauffage. Les montants de référence publiés par Service-Public.fr, confirmés par les acteurs de la filière, s’établissent comme suit dans le parcours par geste.

| Type d’équipement | Ménages très modestes | Ménages modestes | Ménages intermédiaires | Plafond de dépenses éligibles |
|---|---|---|---|---|
| Pompe à chaleur air-eau | 5 000 euros | 4 000 euros | 3 000 euros | 12 000 euros |
| Pompe à chaleur géothermique ou solarothermique | jusqu’à 11 000 euros | montant dégressif selon les ressources | montant dégressif selon les ressources | 18 000 euros |
Ces montants peuvent être complétés par une prime énergie issue des certificats d’économies d’énergie, notamment en cas de remplacement d’une chaudière au fioul, au gaz ou au charbon. Certains fournisseurs proposent par ailleurs des offres commerciales additionnelles cumulables, ce qui explique des écarts sensibles d’un devis à l’autre. Nous recommandons de comparer les propositions à périmètre identique, en vérifiant systématiquement le coefficient de performance de l’équipement et la qualification RGE de l’installateur.
Bon à savoir
Une pompe à chaleur air-air, souvent appelée climatisation réversible, n’ouvre pas droit à MaPrimeRénov’ pour le poste chauffage, même installée par un artisan RGE.
Rénovation d’ampleur 2026, conditions et plafonds
Conditions d’accès au parcours accompagné en 2026
Le parcours accompagné, dit rénovation d’ampleur, s’adresse en priorité aux logements énergivores. Selon France Rénov’, il suppose un logement construit depuis au moins quinze ans en métropole, classé E, F ou G au diagnostic de performance énergétique, un gain minimum de deux classes énergétiques et la réalisation d’au moins deux gestes d’isolation parmi les murs, la toiture, les sols et les menuiseries. C’est le parcours privilégié pour traiter une passoire thermique en une seule opération, en associant isolation, chauffage performant et ventilation.
Les taux de prise en charge dépendent des ressources du ménage et les plafonds de dépenses éligibles progressent avec l’ampleur du saut de classes énergétiques, comme le détaillent les barèmes relayés par Hellio et confirmés par France Rénov’.
| Saut de classes au DPE | Très modestes | Modestes | Intermédiaires | Aisés |
|---|---|---|---|---|
| 2 classes, plafond 40 000 euros HT | 80 pour cent | 60 pour cent | 45 pour cent | 30 pour cent |
| 3 classes, plafond 55 000 euros HT | 80 pour cent | 60 pour cent | 45 pour cent | 30 pour cent |
| 4 classes, plafond 70 000 euros HT | 80 pour cent | 60 pour cent | 45 pour cent | 30 pour cent |
Ces montants expliquent l’attrait croissant du parcours accompagné. Le bilan MaPrimeRénov’ publié par l’ANAH indique qu’au troisième trimestre 2024, le coût moyen d’un projet pour les ménages modestes et très modestes atteignait environ 53 472 euros, pour une prime moyenne de 41 608 euros. Sur l’ensemble de l’année 2024, plus de 91 000 logements ont bénéficié d’une aide pour une rénovation complète, parcours accompagné et MaPrimeRénov’ Copropriété confondus.
Cumul MaPrimeRénov’ et CEE en 2026
Le cumul entre MaPrimeRénov’ et les certificats d’économies d’énergie reste possible en 2026, à condition de respecter les règles propres à chaque dispositif. Le mécanisme des CEE, piloté par le Ministère de la Transition écologique, oblige les fournisseurs d’énergie, appelés obligés, à financer des économies d’énergie. Un certificat correspond à un kWh cumac d’énergie finale économisé. Concrètement, vous signez un contrat avec un obligé ou un délégataire agréé avant la signature du devis, puis vous percevez une prime énergie une fois les travaux réalisés et les justificatifs transmis.
Les opérations standardisées imposent des caractéristiques techniques minimales, sur le rendement des équipements ou la résistance thermique des isolants. Les dispositifs de type coup de pouce peuvent renforcer la prime pour certains gestes, en particulier le remplacement d’un chauffage fossile. Enfin, les aides locales versées par les régions, les départements, les intercommunalités ou les communes viennent parfois s’ajouter, ce qui réduit d’autant le reste à charge et le besoin de financement des travaux.
Quels ménages sont prioritaires à partir de septembre 2026
La logique de ciblage social du dispositif ne change pas. Les ménages très modestes et modestes bénéficient des taux de prise en charge les plus élevés, jusqu’à 80 pour cent du montant des travaux dans le parcours accompagné, tandis que les ménages intermédiaires et aisés voient leur soutien limité aux rénovations les plus performantes. Une avance MaPrimeRénov’ peut être demandée par les ménages les plus modestes afin de financer le démarrage du chantier sans avancer la totalité des sommes.

Le recours à un Accompagnateur Rénov’ est requis dans le parcours de rénovation d’ampleur. Ce tiers de confiance, agréé par l’État, réalise un audit énergétique, propose des scénarios de travaux, vérifie la cohérence du projet et accompagne le montage des dossiers d’aides. Pour les gestes simples, l’accompagnement n’est pas imposé, mais les conseillers France Rénov’ restent gratuits et neutres pour vous orienter.
Une nouvelle obligation pour les professionnels au 1er octobre 2026
À compter du 1er octobre 2026, les professionnels qui proposent des travaux de rénovation énergétique devront faire référence au service public France Rénov’ sur leurs supports de promotion et de publicité ainsi que sur leur site internet. L’objectif affiché est d’orienter les particuliers vers une information officielle et gratuite, et de limiter les pratiques commerciales trompeuses autour des aides.
Pour vous, cette évolution constitue un repère simple, un professionnel sérieux vous renverra vers France Rénov’ et vers Service-Public.fr plutôt que de promettre des montants d’aide avant toute étude technique.
Rénover ou construire en Loire et en Haute-Loire, notre lecture de constructeur
MaPrimeRénov’ concerne le parc existant, pas la construction neuve. Cette distinction est importante pour de nombreux projets que nous accompagnons. Un couple qui vend une grande maison à étage pour faire construire un plain-pied conforme à la RE2020 ne mobilisera pas MaPrimeRénov’ pour sa maison neuve, mais les acquéreurs de son ancien logement pourront, eux, s’en saisir. À l’inverse, une extension ou une réhabilitation peut ouvrir droit à certaines aides lorsque les travaux entrent dans le champ des opérations éligibles.

Créateur et constructeur de maisons individuelles depuis 1998, avec près de trente ans d’expérience en Loire et en Haute-Loire, nous concevons des maisons sur mesure dont la performance énergétique est intégrée dès la conception, sans dépendre d’une aide à la rénovation. Contrat de construction de maison individuelle, assurance dommages ouvrage, garantie de livraison, budget et délais maîtrisés, suivi de chantier en temps réel, notre rôle consiste à sécuriser chaque étape.
Vous pouvez découvrir notre approche, consulter nos réalisations ou nous exposer votre projet.
À retenir
Pour une maison neuve, la performance vient du niveau RE2020 et de la qualité d’exécution, pas des aides à la rénovation, ce qui simplifie le montage financier du projet.
Aller plus loin avec MaPrimeRénov’ 2026
Les évolutions entrées en vigueur le 1er septembre 2026 confirment la trajectoire du dispositif, à savoir un soutien concentré sur les rénovations globales et sur les équipements décarbonés, avec une articulation plus étroite entre MaPrimeRénov’ et les certificats d’économies d’énergie. Avant de signer un devis, vérifiez toujours votre catégorie de ressources, le parcours applicable et l’ordre des démarches auprès de France Rénov’ ou de l’ANAH.
Et si votre réflexion porte finalement sur une maison neuve adaptée à votre mode de vie, nous restons disponibles pour étudier la faisabilité de votre projet, terrain compris.
FAQ
Faut-il réaliser un DPE avant de demander MaPrimeRénov’ ?
Pour le parcours de rénovation d’ampleur, un audit énergétique est nécessaire, car l’aide repose sur un saut d’au moins deux classes au diagnostic de performance énergétique. Pour un geste isolé comme une pompe à chaleur, le DPE n’est pas la pièce centrale du dossier, mais il reste un bon outil de décision.
Une résidence secondaire peut-elle bénéficier de MaPrimeRénov’ ?
Non. Le logement doit être une résidence principale, occupée au moins huit mois par an, qu’il s’agisse d’un propriétaire occupant ou d’un logement mis en location dans le cadre du parcours bailleur.
Que se passe-t-il si les travaux démarrent avant le dépôt du dossier ?
Le dossier est en principe refusé. La règle vaut aussi pour les certificats d’économies d’énergie, où le contrat avec l’obligé ou son délégataire agréé doit être signé avant l’acceptation du devis.
Les copropriétés sont-elles concernées par les mêmes règles ?
Les copropriétés relèvent d’un dispositif dédié, avec une demande portée par le syndicat de copropriétaires et un accompagnement obligatoire pour les travaux sur les parties communes. Les critères de performance et les plafonds diffèrent du parcours individuel.
Peut-on obtenir MaPrimeRénov’ pour une extension de maison ?
Une extension seule, qui crée de la surface habitable, n’entre pas dans le champ de l’aide. En revanche, des travaux d’amélioration énergétique réalisés sur la partie existante à cette occasion peuvent être éligibles s’ils respectent les conditions habituelles, notamment l’intervention d’un artisan RGE.
